Partager l'article ! SEPTEMBRE, 7h30: Le jour dévoile à peine les montagnes Comme des traits bleus sombres supportant le ...
Le jour dévoile à peine les montagnes
Comme des traits bleus sombres supportant le ciel
C’est l’heure sans vent où rien ne bouge
La terre émerge lentement de la nuit
Et je l’observe derrière ma vitre
Désirant ce moment subtil où j’ouvre la fenêtre
Pour faire rentrer le chat et l’air si frais
D’un matin de septembre
C’est bien ce qu’il me faut après une nuit sans caresses
Après un réveil mou sous une couette informe
Quand mes bras vous cherchent
Et que ma peau vous appelle
Et rien.
Rien qu’une place froide dans un lit trop grand
Rien que des yeux lourds de sommeil
Et peut-être une petite larme
Si discrète qu’on l’attribue à la nuit
Je reviens lentement au monde
Devant un café fort et fumant
Me perds dans un livre
J’aime la lecture le matin, seul
Je le sais, vous dormez encore, là bas
Je rêve de l’étrange sourire de votre sommeil
Qui s’allume sous mes doigts
Des mèches folles que je remonte sur votre front
Et qui s’obstinent à retomber
De cette façon que vous avez de me happer
Sans même ouvrir les yeux
Et de ne me laisser que mes mains
Pour des caresses douces et lentes
Qui vous font vibrer et ne vous éveillent point
Le ciel est clair maintenant et je frissonne un peu
Est-ce de froid ou d’absence ?
La journée sera belle et chaude pourtant
Pourquoi cette impression alors
Que je vais la traverser comme un désert
Automne mélancolique
Paraître et faire semblant
Folle envie de courir dans vos bras
Je vous envoie mon âme, gardez-là au chaud
Contre votre cœur si doux
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