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  • balance revendiquée, la tête parfois dans les nuages et jamais de temps pour rien...

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Mercredi 3 septembre 2008 3 03 /09 /Sep /2008 08:00

 

 

 

 

Je tracerai mes rimes au creux de votre main

Pour qu’en pensant à moi vous les lisiez demain

Je tracerai mes rimes à l’encre de chagrin

En larmes d’arc en ciel, en pleurs de baladin

 

J’habillerai mes mots des voiles de la tendresse

Pour qu’en les prononçant vous sentiez leur caresse

J’habillerai mes mots de robes de tristesse

De dentelles nostalgiques, étoles de déesse

 

Mes lignes vous diront le poids de mon désir

Pour qu’en les relisant je vous sache rougir

Mes lignes vous diront mon horreur de partir

De vous abandonner, même le temps d’un soupir

 

Et puis vos mains un jour me rendront tous mes mots

Embraseront mes rimes en retour sur ma peau

Et puis vos mains un jour me feront ce cadeau

D’écrire à leur tour vos rimes sur mon dos

Par genepi - Publié dans : poemes - Communauté : Poé-vie
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Samedi 23 août 2008 6 23 /08 /Août /2008 08:01

Au détour d'une rue

Des escaliers pentus

Un drôle de jardin






N'en poussez pas la grille

Laissez juste vos yeux

Entrer

Magie bric à brac ?















Et ne réveillez pas l'ours blanc

Dans sa sieste

Il vous inviterait pour le thé

Et vous transformerait en nain de jardin
Par genepi - Publié dans : promenades
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Vendredi 22 août 2008 5 22 /08 /Août /2008 08:01

Je dors, crevé, écroulé comme une masse

Trop tôt levé, émotions

Je dors sans rêves

Je m’éveille, regarde l’heure, me retourne

Je dors encore, sommeil agité

Je l’entends, petits bruits rassurants

Elle est là, tout près, dans l’autre pièce

Cliquetis de clavier, briquet qui claque, fumée

Je dors, je sombre à nouveau, sur le ventre

Une plume sur mon dos, non, pas une plume

Des doigts légers qui le parcourent, le caressent

Une paume à présent qui épouse ma peau

Je ne dors plus, je suis chat, je vibre

Je souris dans mon coude replié

Je tourne la tête, je la vois penchée sur moi

D’un murmure elle m’apaise

Ses doigts encore, frissons

Sa peau contre la mienne,

Nos bouches qui s’effleurent

Nos yeux qui se sourient, et les miens qui se ferment

Je ne la vois plus, juste sa tiédeur contre mes reins

Je dors dans son rêve

 

Elle dort, paisible

Eveillé, appuyé sur mon coude je la regarde

Son sommeil lui rend toutes ses innocences

Sommeil d’enfance, tout est lisse

Elle dort, souriant à son rêve

Doucement, du bout des doigts, je remonte une mèche sur son front

J’effleure sa joue, dessine ses lèvres

Ma caresse descend sur sa peau

Cherche les creux de son dos, fossettes imprévues

Que je connais si bien

Je ferme les yeux, je la devine sous ma main

Je la regarde encore

Son sourire de petite fille s’allume doucement

Elle dort et pourtant elle me perçoit

De ma bouche hésitante je risque un baiser doux

Et puis un autre encore

Elle est si douce, si tiède, abandonnée

Livrée à ma tendresse

 

Drainnnggg, le réveil explose, sonne, tonitrue

Je sursaute, le cherche dans la pénombre, l’attrape, n’arrive pas à l’arrêter

Le bâillonne enfin de mes doigts agités

Elle a ses yeux grands ouverts, je lui prends la bouche

Comme une excuse maladroite

Dors ma princesse, dors ma geôlière

Ce n’est que moi qui m’éveille, qui part

Qui vais chercher ce putain de train qui nous sépare

Dors, mon ombre reste pour te veiller

Et tout à l’heure

Quand doucement tu t’éveilleras

Il restera sur notre couche un peu de mon parfum

Pour te dire tendrement que je suis déjà en route

Et que je reviendrai me livrer

 

Par genepi - Publié dans : poemes - Communauté : vos poèmes
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Mardi 19 août 2008 2 19 /08 /Août /2008 22:54

Un pont, des ponts, lien entre deux rives



























Deux rives de vie

Deux rives d'amitiés

Deux continents




 Un pont au loin

 Un pont trop loin

 Drapeaux madras

 Pays de rêves























Un pont si vieux

Une eau si claire

Remontons le temps, juste un instant

Par genepi - Publié dans : promenades
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Mardi 19 août 2008 2 19 /08 /Août /2008 22:52

 

Ecrire

Ecrire comme on se déshabille

Jeter des mots épars

A ses pieds

A l’endroit, à l’envers, en bouchon

Comme les pièces d’une vêture trop portée

Pleine de labeur et de sueur

Etaler tous ces mots

Pêle-mêle

Et y chercher ses sentiments

Comme dans les runes

D’une vie trop étroite

 

Ecrire

Ecrire comme on se déshabille

Ranger un à un les mots

Bien empilés, tous à l’endroit

Attention aux faux plis

Ne changer que les sous-mots

Comme de sous-vêtements

Les regarder ainsi

Prêts pour demain

Recommencer la même vie

Avec la même triste parure

 

Ecrire

Ecrire comme je te déshabille

Avoir des mains de soie

Pour t’ôter un à un

Par des caresses subtiles

Les non-dits de nos émois

Te dévoiler infiniment doucement

Garder comme un trésor

Chaque mot qu’on retire

Et te voir enfin nue

Libérée de tes mots

Prête à me donner tout ce vocabulaire

Qui manque à mes élans

Pour t’entourer de satin

Et te caresser de poèmes

Et te revêtir enfin

De mes mots de fou

Que tu ne comprends pas

Mais qui te vont si bien

 

Par genepi - Publié dans : poemes - Communauté : vos poèmes
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