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Mercredi 30 juillet 2008 3 30 /07 /Juil /2008 08:01

 

Une île dans Paris, une rue

Vous, moi, nos mains enlacées

Errants à cœur perdu

Nos âmes entrelacées

 

Vos yeux incandescents

Illuminent nos pas

Et je fais l’innocent

Devant leur bel éclat

 

Je le sais bien pourtant

Que j’en suis prisonnier

Depuis la nuit des temps

Et jusqu’au jour dernier

 

Je frémis dans vos bras

Pour un baiser volé

Pour une pression de doigts

Qui me fait frissonner

 

Les façades anciennes

Nous sourient au couchant

Et les berges de Seine

Passent très lentement

 

Et si nos mots sont rares

Nos sourires sont nombreux

Nous n’en sommes pas avares

C’est bon d’être amoureux

 

Et j’aime tout de vous

Vos émois, vos silences

Vos cheveux un peu fous

Vos élans, nos errances

 

Nous marchons nez en l’air

Lisant de vieilles plaques

Qui nous disent qu’hier

Vivait ici Paul ou Jacques

 

 Ou bien n’importe qui

On s’en fout bien un peu

L’important c’est qu’ici

Nous passons tous les deux

 

Une île dans Paris

La notre quelques heures

C’est l’île Saint Louis

Notre île du bonheur

 

Et toi, passant futur

Quand tu l’arpenteras

Ne vas pas marcher sur

Le fantôme de nos pas

 

Laisse l’ombre de nos cœurs

Parcourir les ruelles

Cherches en la douceur

Tu la trouveras belle

 

Aucune plaque pour te dire

Qu’ils s’aimèrent ici

Mais moi je peux l’écrire

C’était bien un jeudi

 

 

 

Par genepi - Publié dans : poemes
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Mardi 29 juillet 2008 2 29 /07 /Juil /2008 18:21
Et voila, moi aussi je cède à la bloguite ambiante, je vous livre mes mots, mes impressions, mes sentiments. Je vous livrerai aussi mes ballades solitaires en photos. J'entrouvre mon monde, exercice difficile pour l'introverti que je suis.

Par genepi
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Mardi 29 juillet 2008 2 29 /07 /Juil /2008 18:16

LE MARCHE SAINT PIERRE (et autres lieux)

 

Les pavés de Paris supportaient notre errance

Vous, chaussée de blanc et moi de noir ciré

Nous allions dans le froid sans réelle impatience

Nos mains entrelacées, nos regards capturés

 

C‘est au marché Saint Pierre que nos pas nous portaient

Juste au pied de la Butte et de sa blanche église

Notre voie buissonnière, c’était les escaliers

Rien que pour acheter du fil de reprise

 

Et de fil en aiguille, c’est le cas de le dire

Nous nous sommes arrêtés dans l’ombre d’un café

Pour boire un chocolat, ce n’était pas le pire

Mais la crêpe avait tout d’un attrape-égaré

 

Alors je me chauffais dans les braises de vos yeux

Qui m’emmitouflaient l’âme de chauds reflets d’automne

Faisant luire de brun et d’or un fragile camaïeu

Déesse, en ces yeux-là toujours je m’abandonne

 

Et puis nous repartions de nos pas de poètes

Butinions les ruelles soudées par la grisaille

En abeilles amoureuses et jouant les esthètes

Vous m’avez amené jusqu’au Passe-Muraille

 

Chaque rue traversée vous donnait l’occasion

De retrouver un air qu’on croyait oublié

Paris à votre bras est bouquet de chansons

Chaque rue en est une que vous me murmurez

 

 

 

Par genepi - Publié dans : poemes
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Mardi 29 juillet 2008 2 29 /07 /Juil /2008 18:05

Sur mon cœur épluché je compte les écorchures

Petites plaies saignantes qui ont construit ma vie

Si petites douleurs, si petites blessures

Pour toujours rougies pour que jamais n’oublie

 

Et puis je vois aussi les grandes cicatrices

Ces failles insondables à jamais refermées

Sur des chagrins puissants, improbables abysses

Ces absences terribles de ceux qu’on a aimé

 

Et pourtant c’est mon cœur et je sais que j’y tiens

Tout cabossé qu’il est par le choc des années

Je le sens qui palpite dans le creux de ma main

Et réclame toujours des soins attentionnés

 

Et c’est à vous ce jour que je donne en offrande

Ce cœur éclaboussé des hasards de la vie

Ce cœur sanguinolent, il faut que je le rende

Digne de la lumière que vous jetez sur lui

 

Prenez-le sans frémir, il est à vous déjà

Faites lui près du votre une douillette place

Il bat contre votre âme et chante a capella

Car vivre en ce lieu là, c’est vivre en un palace

 

Bercez –le de caresses, il est accidenté

Vous le savez si bien que je devrais me taire

Et juste languissant vous laisser l’écouter

Car pour l’éternité ce cœur vous est offert

Par genepi - Publié dans : poemes
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